Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/03/2007

Un samedi sur terre

medium__Petites_Filles_Modeles.jpg

Hier midi, j'ai récupéré l'homme, nous avons rendez vous dans un petit restaurant de notre rue, c'est le meilleur moment de la semaine pour l'homme, celui qui va travailler à reculons.

Nous devions aller voir la merveille mais depuis que l'homme a été éreinté, il fatigue vite, nous irons cet après midi, nous espérons arriver assez tôt, avant que la merveille "surdouée" d'après son père, ait quitté son berceau pour vivre sa vie !

Elle écoute de la techno, danse, tient son biberon toute seule, rit aux anges, fait pratiquement ses nuits, joue avec les chats, j'en oublie certainement. En clair, ses parents sont gâteux !

Je me demande ce qui attend la merveille, le Petit Nicolas veut créer un Ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale, ça sent mauvais, ça rappelle le Commissariat aux Questions Juives, d'ailleurs Simone s'est émue, pas au point de changer de camp, pourtant ça doit lui rappeler des souvenirs...

Les expulsions sont à nouveau autorisées, peu importe que la météo s'annonce glaciale, le 15 mars, les pauvres peuvent dormir dehors, d'ailleurs z'avaient qu'à payer leur loyer ! Je regarde les annonces immobilières, seuls 32% des ménages parisiens sont propriétaires de leur appartement, les autres payent des loyers exorbitants pour des prestations médiocres, hier, je regardais les locations : 34m2 dans un quartier, pas encore envahi par les bobos, 882 € CC, le SMIC est à 985 €, cherchez l'erreur !

Le fossé se creuse, les classes moyennes sont gommées, les riches sont de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus nombreux, les patrons français, les plus intelligents du monde, ont-ils compris que bientôt personne n'aura les moyens d'acheter leur production ?

D'ailleurs une tendance s'installe, le refus de la consommation à tout prix, je rêve d'un patron dont les avoirs seront confisqués et qui se retrouvera dehors le 15 mars.

15/03/2007

Picorons, il en restera toujours quelque chose

medium_Poules_décoration.jpg

D'habitude, je n'ai aucun problème de clavier, Sarkozy me fait bondir, Ségolène m'agace, le troisième homme, le p'auvre paysan n'échappe à l'ISF que parce que ses biens sont considérés comme un outil de travail, c'est plus l'homme qui murmurait à l'oreille des français mais celui qui posait à côté de son tracteur, pas dessus, il ne sait pas le conduire.

Je pourrais écrire sur la fourberie de Milky qui a choisi la plus jolie photo de sa bestiole et a délibérèment choisi la plus laide pour Balagan.

Je pourrais écrire sans fin sur la merveille, celle qui a perdu son cordon, celle dont l'Ours m'affirme qu'elle est la plus sage, la plus belle, la plus...celle qu'il enfermera lorsque les garçons etc etc.

Je pourrais écrire sur l'homme qui doucement s'habitue à passer de médecin en médecin.

Je pourrais vous parler de ma journée d'hier, assises sur un banc au Père Lachaise, deux fraiches grand mères regardaient le printemps en parlant de leurs enfants, de leur bonheur, et de la merveille, et du temps que nous n'avons pas vu passer.

Je pourrais vous parler de mon intention de faire un nettoyage de printemps, éternellement ajourné.

Je pourrais vous parler de Madame de et de son intention de venir troubler mes rêveries, non finalement, je ne parlerai de rien...

13/03/2007

Caducée de la paix

medium_Caducée_de_la_paix.jpg

Ce matin, l'homme avait rendez vous avec son chirurgien, celui qui lui a retiré son rein et quelques petites bricoles en plus, z'ont pas peur de tailler large et on ne peut guère leur donner tort !

Son scanner était bon, en clair pas de récidive et pas de métastase, je fais court mais le jargon médical est plus long, le chirurgien espère toujours que le patient ne comprend rien.

L'homme a donc commencé son parcours du combattant par l'ablation de son rein malade, ensuite, il lui a été demandé de voir un pneumologue, le pneumologue a envoyé le bibelot voir un dermatologue, qui lui étrangement de l'a envoyé voir personne.

Les dérives de la médecine française, la peur d'un éventuel procès font que pour un oui ou un non, le médecin ouvre le parapluie et vous envoie voir un confrère, ce fut le cas ce matin, l'homme souffre d'une insuffisance reinale, normal son rein survivant doit faire tout le boulot, il doit donc prendre rendez vous avec un néphrologue qui lui indiquera un règime à suivre, de l'eau, il en boit des litres, et une nourriture peu salée, c'est déja le cas.

En plus de de cette sensation de n'être qu'un numéro dans le pavillon des cancéreux, le milieu hospitalier souffre d'un manque de tact évident, je ne demande pas de l'empathie au chirurgien, juste qu'il pense que lui aussi, il peut souffrir de cette pathologie et qu'il sera tellement effaré du traitement qu'il subira, que s'il s'en sort, il se sentira obligé d'écrire un livre !

Donc, ce matin, enfin cet après midi, les chirurgiens ne sont pas à l'heure, l'homme avait le moral dans les chaussettes et encore il n'avait pas signalé qu'il éternuait en rafales de peur de se retrouver dans les mains d'un allergologue.

Il est parti se faire remonter le moral par son généraliste et il va continuer à vivre, en admirant la merveille, jusqu'au prochain scanner, au mois de Septembre.

Je me dois de signaler que l'hôpital me file de l'eczéma !!!

12/03/2007

J'ai tout oublié !!!

medium_jouet_enfant.jpg

Hier nous sommes partis voir la Merveille, lorsque nous sommes arrivés, elle dormait, elle avait un air angélique qui peut faire croire que c'est un bébé modèle !

Les parents, des cernes sous les yeux, savent que la Merveille dort la journée et fait le cirque la nuit.

Nous avons bu un café, puis deux, elle dormait toujours, les parents qui descendent à tour de rôle ont décidé de descendre ensemble pour s'aérer , ils avaient à peine tourné les talons que la traîtresse a commencé à chougner.

Les deux grands mères et le grand père se sont précipités, je ne sais même pas qui à préparé le biberon, j'avais le petit bout de femme dans les bras et elle donnait de la voix, le bibelot a pris sa petite fille au creux de son bras et hop c'était parti.
Elle boit bien, d'ailleurs elle a pris des joues...

Lorsque les parents sont revenus, la jeune donzelle redormait à poings fermés, le derrière propre et l'estomac lesté.

J'ai assisté au bain, au nettoyage de l'ombilic, des yeux, du nez. C'est un boulot à plein temps qu'être parents !

J'avais juré de ne rien dire, j'avais une belle-mère qui donnait son avis trop souvent et elle me faisait terriblement sentir ma maladresse.

C'est raté ! Je n'ai pas pu m'empêcher de dire à l'Ours : "Touche pas ses oreilles ! Fais attention, elle est petite ! " et autres niaiseries.

Nous sommes rentrés épuisés, Balagan miaulait derrrière la porte, nous avons passé une nuit sereine.

Nous allons partir voir le chirurgien de l'homme.

J'avais complètement oublié que c'est si prenant d'avoir un bébé qui vient de fêter sa première semaine.