03/04/2006
Le pavillon des cancéreux
Je sais, elle est facile celle là, mais hier nous étions 4 à table, 3 avaient eu ou souffraient encore d'un cancer.
J'ai eu une tumeur de la peau, pas très méchante puisqu'elle ne fait pas de métastases mais elle revient, parfois, ailleurs, on brûle et on attend la prochaine.
La mère de jolie jeune fille a un mélanome qui lui donne du souci en ce moment, il repart à la hausse comme la bourse.
Et l'homme, pas original pour un sou, a un cancer du rein, avouez que nous donnons beaucoup de nos personnes pour faire avancer la recherche.
Depuis ce matin, nous téléphonons à droite, à gauche, même une copine est intervenue de Londres, pour connaitre la date d'opération de l'homme.
La copine anglaise a trouvé le mail de la direction de l'hôpital ..., nous leur avons préparé un joli mail, ça peut toujours servir, avec une copie qui partira par courrier ce soir, si nous n'avons pas de réponse.
C'est presque aussi difficile de se faire soigner en France que de trouver un emploi !
16:16 | Lien permanent | Commentaires (16)
Suite française

Finalement, j'ai inséré par hasard une image qui ne ressemble pas à la couverture du livre, mais je la garde, elle me plait bien, elle reflète bien l'époque.
Comme la vie continue, que samedi Madame de est venue, nous ne sommes pas allées loin mais nous avons réussi à acheter 3 verres dont un légèrement ébréché pour 2€ dans un vide grenier, trouvé chacune un pull mou de demi-saison (Escada le mien à un tout petit prix), fait mes courses, j'avais des invités le dimanche.
Hier mon fils est venu avec sa belle mère, sans Jolie Jeune Fille, partie en Turquie. Il avait récupéré et, comme d'habitude nous avons plaisanté sur les sujets graves, mon amie a essayé de sauver les jardinières de mon balcon, c'est pas encore gagné !
J'ai continué à lire "Suite française" d'Irène Némirovsky, morte en déportation, j'avais lu d'elle "Le Bal", un livre très cruel, une sorte de vengeance contre sa mère. Irène Némirovsky n'a pas été aimée par sa mère, qui est morte tranquillement à 102 ans dans son luxueux appartement et à refusé d'ouvrir à ses petits enfants survivants, leur disant " Vous êtes orphelins, allez dans un orphelinat".
Si Irène Némirovsky n'avait pas été juive, elle aurait été poursuivie comme Drieu de la Rochelle ou exécutée comme Brasillach, elle fait siennes leurs idées.
Le moral de l'homme est bien meilleur, le mien aussi. Il a décidé de harceler la secrétaire pétasse, on verra bien.
J'ai aimé ce WE de printemps et ses giboulées.
10:15 | Lien permanent | Commentaires (12)

