21/07/2021
On trouve tout à la Samaritaine.
"On trouve tout à la Samaritaine !"
Pas vraiment...
Aujourd'hui on y trouve surtout les marques de son propriétaire, LVMH.
Dior, Guerlain, Givenchy, du champagne à un oeil et des sacs à un bras.
En plus, lorsque vous portez un sac L.V. vous êtes transformée en panneau publicitaire.
C'est beau ! C'est Paris !
Bon, c'est un Paris pour touristes.
Hélas les touristes ne sont pas là...
J'ai cru voir un pyjama de bagnard à 3 000€.
Pas du tout !
Ce n'était pas un pyjama mais un ensemble fait pour sortir.
Nous sommes montés au dernier étage pour boire un café.
Le personnel, tout neuf et surtout déshabitué du service depuis plus d'un an, est tellement guindé que le "Bon Marché" passerait presque pour un bistrot de quartier.
Même si aujourd'hui on a l'impression de rejouer "Un jour sans fin", le Covid disparaîtra et les touristes reviendront.
Ils viendront là, du moins les plus riches.
LVMH ne soupçonne même pas l'existence des autres.
Ses ventes s'envoleront.
Pour conclure, la Samaritaine est un bel endroit, une vitrine en somme.
09:49 | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : samaritaine, luxe, paris
19/07/2021
Feu de cheminée.
Vous aimez les cheminées ?
Vous aimez l’odeur du bois qui brûle ?
Vous aimez les flammes dansantes quand elles sont la seule source de lumière de la pièce ?
Vous aimez tout cela ?
Ou pas dut tout…
Alors dites ce que vous inspire cette toile qui vous rappelle ce que vous aimez ou détestez.
Ou ce qu’elle ne vous inspire pas.
À lundi.
Il fait à peine chaud ce matin.
Cette cheminée est vraiment mal nettoyée, il va me falloir appeler Madame Smith pour lui dire de règler ce problème.
Difficile de recevoir le Sénateur ce soir dans cette pièce froide.
D'autant que nous espérons enfin obtenir une subvention car nos domaines ne nous permettent plus de vivre correctement.
Les domestiques se font rares, ils trouvent du travail ailleurs et peuvent rentrer chez eux le soir.
Et cette nausée qui ne me quitte pas...
J'attends un enfant.
Encore un !
Et le Seigneur me le prendra peut être.
Ah, ce devoir conjugal... Un vrai gentilhomme devrait comprendre qu'il peut assouvir ses besoins ailleurs.
Je dois sonner la cuisinière pour le dîner de ce soir.
Quelque chose de simple mais parfaitement executé car il faut que le Sénateur se régale tout en sachant reconnaître nos besoins.
Je vais devoir faire serrer ma robe à en étouffer, n'oublier personne, être souriante, expédier rapidement ces messieurs au fumoir car les cigares me rendent malade.
Dois je accueillir cette Française sulfureuse ?
Je vais de ce pas me mettre à mon bureau et donner ma liste d'invités à Madame Smith.
Puis j'irai me reposer.
Nous ne sommes que le matin et cette soirée m'épuise déjà...
10:23 | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : cheminée, nettoyage, ordre



