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19/06/2008

Deux expositions sinon rien

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Hier, le Bibelot et moi sommes allés à la banque, c'est pas mon endroit favori mais si nous n'allons pas faire "Coucou" à notre chargée de compte, elle a toujours peur que nous soyons partis en embarquant les avoirs de sa banque.

Nous en avons profité pour aller jeter un oeil sur l'exposition "Les Parisiennes de Kiraz", c'est gentil, misogyne et réac à souhait, les femmes sont frivoles, elles traquent l'homme riche, mais les jardins de Carnavalet sont superbes.

L'homme voulait voir l'exposition controversée d'André Zucca, ce photographe publia pour un organe de propagande nazie "Signal".

Ces photos sont superbes, le travail de restauration est particulièrement soigné.

Zucca n'est pas un résistant, c'est un esthète germanophile, à la Libération, il se fera oublier et quittera Paris.

Il montre des Parisiens qui continuent à vivre, des terrasses de café pleines, des affiches de film. Les acteurs n'ont pas tous été très résistants, Madame Danielle Darieux a tourné pendant la guerre, d'autres ont chanté mais sa vision de Paris est superbe, l'occupant est quasiment absent.

Je n'ai vu qu'une photo d'une femme portant l'étoile jaune. En même temps en 1942, les juifs parisiens étaient dans les camps ou avaient choisi l'exil.

Bien sûr, la vision est tronquée, pas de queue dans les magasins, des femmes élégantes malgré leurs chaussures inconfortables, malgré les coutures des bas entièrement peintes sur les mollets.

Les hivers sont froids, il neige sur le Sacré Coeur mais les petites filles continuent à jouer dans les jardins du Palais Royal et les petits garçons à faire glisser leur bateau au Luxembourg.

C'est la vision de Zucca, pas la mienne, mais c'est un Paris qui a existé...