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04/06/2008

Mon ex-épicier

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Lorsque je suis arrivée dans ce quartier, je ne connaissais personne, presque 6 années plus tard, je ne connais toujours personne sauf ma voisine. Il faut dire que j'habite un immeuble dont les appartements sont presque tous vides !

Mais j'avais en face de chez moi un épicier kabyle et il est rapidement devenu un ami, sa femme travaille dans le CHU de l'Est parisien, souvent nous lui avons demandé d'obtenir des RV pour le Bibelot.

Lorsque l'homme partait en Alsace et que je me retrouvais seule pour trois semaines minimum, mon épicier me rassurait, je pouvais l'appeler en cas de crise d'asthme.

C'est un métier stressant épicier dans la rue qui conduit à la Flèche d'Or, il faut rester ouvert tard la nuit, savoir évaluer le degré d'alcoolémie des acheteurs, se méfier de ceux qui en veulent à votre caisse.

Il a réussi à vendre son commerce à un jeune abruti que Milky maudit presque autant que moi, cet imbécile vend de l'alcool à ceux qui n'ont plus soif, des cigarettes qui font rire aux mêmes, des voitures s'arrêtent en bas de chez moi musique à fond, des bagarres éclatent, et je suis allée dire à ce jeune c.. tout le bien que je pensais de lui !

Depuis presque un mois, il est fermé, Milky ne l'entend plus et je guette son retour, la fin de ma tranquillité, j'espère qu'il a fait faillite, qu'il fait l'objet d'une fermeture administrative et d'autres choses encore.

Je regrette mon épicier kabyle.