18/10/2007
Cruautés conjugales

Je viens de la commencer et dès les premières pages, je pense aux couples, au mien en particulier, la vie des vieux couples, des jeunes couples, n'existe pas sans une certaine cruauté, allez soyons soft, une certaine mesquinerie.
L'homme, debout à l'aube, alors que la nuit a été particulièrement calme, peu de bruit, bien fait pour la Flèche d'Or, l'homme donc, frais comme un gardon, s'intéresse à la grève, on se demande pourquoi, c'est un chômeur tout neuf, même pas encore indemnisé !
Et je suis réveillée par France Inter, et j'entends que la grève est très suivie, que le système D (comme chaque fois que les transports sont en grève) est appelé à la rescousse, je dois dire que, le matin à l'aube, je n'ai aucune compassion pour les malheureux usagers (usagés ?).
En 95, j'ai fait comme tout le monde, j'ai marché et dès que j'ai aperçu un bus, je suis montée dedans, résultat, comme je suis une grande sportive, une déchirure musculaire au mollet !
France Inter, le matin, révèle chez l'homme un esprit malveillant, comme s'enrouler dans la couette et me laisser geler de mon côté.
J'ai, de mon côté, certaines pratiques mesquines, comme lui pincer le nez lorsqu'il ronfle, lui demander des Ricoré lorsqu'il se chamaille sur son forum, le traîner se promener lorsqu'il fait froid.
Le secret des couples réussis ne serait-il pas un échange de petites mesquineries bien comprises ?
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