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20/07/2007

Madame Bovary, c'est moi

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La nostalgie, y a rien de meilleur. J'allais avoir 25 ans , j'étais très enceinte, d'un petit Ours mais je ne le savais pas, je l'espérais. Je n'osais plus me regarder dans la glace, ni monter sur la balance, je ne voyais plus mes pieds, j'étais heureuse et insouciante.

L'Ours est né, le plus beau bébé du monde, aujourd'hui le plus beau bébé du monde, c'est sa fille.

Le temps a passé si vite, j'étais heureuse et je ne le savais pas, je trouvais ça normal. Dire que la vie était toujours simple serait un mensonge mais la mémoire est si sélective que l'on ne conserve que le meilleur.

J'allais avoir 25 ans et le monde m'appartenait, la mort n'existait pas puisque j'allais donner la vie.

Le chômage, la précarité, la mondialisation, c'était pour les vieux et j'allais avoir 25 ans.

L'avenir, quel avenir, je vivais dans le présent et dans les livres. J'avais choisi un métier qui fait rêver, on n'est jamais déçu par un carton de livres, j'adorais ouvrir les cartons de livres, j'y puisais mes lectures.

j'allais avoir 25 ans et j'avais la vie devant moi. Je n'avais aucune certitude, je n'en ai pas plus aujourd'hui, j'allais avoir 25 ans, l'homme avait encore ses deux reins, la peur n'était pas encore arrivée dans notre vie.

J'étais très ignorante la veille de mes 25 ans et c'était bien...