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27/11/2006

Que c'est triste Venise, tu parles !!!

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Lili me parle souvent de partir à la campagne, je n'aime pas la campagne, les insectes, ceux qui rampent, ceux qui volent, ceux qui me piquent me font prendre la fuite.

Si j'avais des sous, mais des sous j'en ai pas, je ne ferais pas des affaires, je m'en moque, je partirais à Bahia, au Pérou, mais des sous, j'en ai pas.

J'irai volontiers à San Fransisco, voir une maison bleue accrochée à la colline.

New York me prendrait dans ses bras, j'ai envie de vacances romaines, j'irais à Naples mais je refuse de mourir.

Mettre des petits papiers de riz ou d'arménie au Kotel, me faire des fractures de la paupière en contemplant les petits soldats, allez dire bonjour à Bérangère.

Barcelone et ses ramblas, Lisbonne et son Tramway.

Et je retournerais à Venise, c'est pas triste du tout Venise, j'irais dans le Ghetto, même à l'Arsenal, sous le pont des soupirs, je me dirais que les prisons vénitiennes n'étaient pas hospitalières.

Mais pour l'instant, dans la semaine, je me contenterai de l'IMA, c'est déja mieux que rien...