Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/11/2006

Mes jours sont moins agités que mes nuits

medium_Voiture_pompiers.jpg

Hier soir, Milky passe - "Tu as reçu mon message ?", non je n'ai rien reçu, je ne sais même pas où j'ai posé mon téléphone, peu importe.
Milky partage notre dîner gastronomique, jambon-pâtes, et elle regarde avec nous "FBI, portés disparus".

Je signale à Mab que nous avons droit à 2 épisodes mais que le deuxième ne compte pas, c'est un ancien, en général on l'a déja vu et ça nuit à la compréhension, Malone a les cheveux trop longs, Martin n'est pas drogué et Enrique fait toujours friser l'oeil de Milky.

L'Homme, Balagan et moi partons nous coucher, la chose et le bibelot s'endorment de concert, Bagalan collée contre son maître, je lis et comme d'habitude, je m'endors sur mon livre. Je dors du sommeil du juste, de celle qui a la conscience tranquille et brusquement, du bruit dans ma petite rue, énormément de bruit, pas des jeunes qui s'insultent, pas de "sirop-cognac", non, un bruit étrange.

Je me lève, l'homme dort toujours, j'ouvre la fenêtre du salon-salle à manger-pièce à vivre et je vois, pompiers, policiers et ce bruit, comme un poumon artificiel.
Je suis à peine réveillée, mon cerveau dort encore et brusquement, je vois des pieds nus, incongrus ces pieds nus, un homme grand se penche sur ces pieds, je n'ai pas encore réalisé que ces pieds appartiennent à quelqu'un, un corps est allongé dans la rue, sous la fenêtre de ma chambre !

Je me fais interpeller par une femme policier, elle me demande si je connais quelqu'un dans l'immeuble, je n'ai pas saisi le reste de la phrase mais je pense immédiatement à la femme du 4ème étage, elle est schizophrène. La police me demande d'ouvrir la porte de l'immeuble, j'ouvre à une petite blonde en tenue qui me demande mes papiers, je ne réalise même pas, l'homme, réveillé est à côté de moi.

Ca court dans mes escaliers, la femme policier me demande de fermer ma fenêtre et m'ordonne de dormir : - "Je ne demande que ça mais vous nous avez réveillée !". J'habite au premier étage, j'entends tout, les hommes dans les escaliers, la voix de l'homme qui dit : "Elle est stabilisée, la perfusion est posée, à 3, on soulève".

L'homme et moi discutons dans le noir, l'homme a vu une femme, ses jambes forment un drôle d'angle, nous espérons pour elle qu'elle ne survivra pas, son écharpe Burberry est posée avec d'autres vêtements.

Le silence s'installe, j'ouvre ma fenêtre, il ne reste qu'une couverte chauffante et une mare de sang.

Inutile de dire que nous cherchons le sommeil, je pense aux enfants de l'école d'à côté, des gamins qui vont regarder. Ce matin, il ne reste rien, sauf quelques pigeons.

Je ne sais pas si ma voisine du 4ème s'est jetée par la fenêtre, je n'ai pas cherché à le savoir. Je ne sais plus si Paris est vraiment ma ville !!!