07/09/2008
Un samedi sur terre
Hier le Bibelot allait mieux, la bouteille de sirop au thym avait joué son rôle de placebo, pas question de rester à repasser, trainer tranquille chez soi.
Nous sommes donc partis le nez au vent, nos pas nous ont conduits à Notre Dame, les touristes absents du mois d'Août sont tous là, un plan dans une main, un hot dog graisseux ou une glace à prix d'or dans l'autre.
Je n'aime pas trop la foule et je me dirige vers l'Hôtel Dieu, le plus vieil hôpital de Paris, il a été fondé en 651 et jusqu'à la Renaissance, il fut le seul hôpital de Paris.
Les jardins sont beaux et la statue amusante, les carabins sont toujours aussi facétieux, nous rencontrons une blouse blanche et nous commençons à discuter. Vous le savez tous, l'hôpital va mal, l'hôpital doit être rentable et un batiment superbe en plein Paris attire les convoitises.
Qui veut la peau de l'Hôtel Dieu, le personnel ne le sait pas, il sait seulement que les services ferment les uns après les autres, la stomatologie ? Envolée ! La maternité ? Fermée à la suite du décès de son patron (on a déja trouvé mieux pour fermer un service).
Ne reste pour l'instant que la chirurgie thoracique, j'espère que le chef de service est en bonne santé...
Trainer le nez au vent vous plonge dans la réalité cruelle, les cliniques sont rachetées par la Générale de Santé pour devenir encore plus rentables, et les hôpitaux placés dans une zone touristique sont menacés de fermeture à court terme.
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