23/11/2007
L'arbre

Petite fille, je lisais et relisais "Journal d'Anne Frank". Anne Frank, c'était moi, j'étais dans le grenier, je regardais Peter, j'avais faim et je n'avais pas peur, j'étais immortelle.
J'avais raison, Anne ne mourra jamais.
Un jour, j'ai lu que l'arbre, celui qu'Anne regardait de son grenier, était menacé par la pollution, la Municipalité d'Amsterdam faisait son possible pour le sauver.
Je suis allée voir la Maison d'Anne Frank, c'était tout petit, étroit, et effectivement l'arbre veillait sur la maison, j'ai vu les photos découpées dans les journaux par Anne, son manque d'intimité et pour la première fois, j'ai eu peur, la barbarie humaine n'a pas de limite.
Une grève de métro et les media parlent de "prise d'otages" alors que pendant ce temps là, les otages croupissent dans le monde, les gens crèvent de faim, des malheureux partis à la recherche d'une vie meilleure meurent avant d'arriver sur une terre promise.
Hier, je lisais un article, l'arbre d'Anne Frank est à nouveau menacé, il vient d'obtenir un dernier sursis, début 2008.
L'arbre d'Anne est plus qu'un symbole, il est à l'image de notre vie...
10:40 | Lien permanent | Commentaires (20)
21/11/2007
Je suis fatiguée...
La vie n'est un long fleuve tranquille pour personne mais si on pouvait nous oublier un moment, je sens que ça nous ferait du bien.
J'étais déjà fauchée. Lorsque votre conjoint, travailleur indépendant, se retrouve malade, il perd ses clients, c'est le côté "libéral" du monde.
Je m'adapte, je porte mes vieux cachemires et tant que je peux m'acheter des livres de poche, aller dans les musées, ça va.
En revanche, je supporte de moins en moins l'hôpital, scanner de contrôle pour l'homme, puis visite chez le chirurgien, puis nouvelle visite chez un autre spécialiste qui demande d'autres examens.
Et dès janvier, la ronde infernale, va recommencer, j'ai l'impression d'avoir pris 10 ans en même pas deux ans.
Heureusement que la Merveille existe mais certains jours mon moral est comme le temps, gris.
11:35 | Lien permanent | Commentaires (25)
20/11/2007
La vie devant soi
La Merveille a deux dents, enfin ! disent ses parents, déjà ! disent les grands parents. Que le temps passe vite, hier encore, nous attendions sa naissance et aujoud'hui, elle régente notre vie.
L'homme continue son audit de l'hôpital de l'Est parisien, nous allons tout à l'heure à la rencontre d'un nouveau spécialiste : "Pour préserver l'avenir..." qu'il dit son éreinteur.
Nous ferons notre périple à pied, doucement, en respirant les gaz d'échappement des voitures à touche-touche.
Nous traverserons le Père Lachaise au retour, sans oublier l'appareil photo, on trouvera peut être encore des couleurs d'automne.
En attendant le Bibelot, je finirai mon "Mensonges sur le divan" querelle de clocher chez les psy, c'est comme du David Lodge sans université.
Une vie ni grise, ni rose, en demi-teinte comme le temps aujourd'hui...
11:00 | Lien permanent | Commentaires (15)


