11/12/2007
Femmes désespérées en banlieue résidentielle

J'aurais dû me méfier lorsque j'ai vu sur la couverture "Coup de coeur des libraires", je suis bien placée pour savoir qu'au mois de décembre les libraires n'ont pas le temps de lire, ils ouvrent des cartons, font des paquets cadeaux et n'arrivent pas à réassortir les "beaux livres", vous savez les livres qui ne servent à rien, ceux qui traînent sur les tables basses et qui un jour vont prendre la poussière sur une étagère.
Pourtant, la quatrième de couverture avait l'air bien tentant : "Arlington Park dynamite les clichés sur la famille, le couple, la maternité, avec une lucidité dévastatrice. C'est un champ de bataille que Rachel Cusk nous montre, un monde "barbare" jusqu'à la moelle".
Je ne sais pas si la traduction rend justice à l'écrivain, mais je trouve que c'est plus barbant que barbare. Les femmes s'ennuient dans les banlieues chics en Angleterre ou ailleurs, je trouve le concept éculé. Les femmes, les hommes aussi, peuvent s'ennuyer tout autant dans les grandes villes.
Je ne peux pas résister à l'extrait, j'ouvre au hasard : C'était un endroit mystérieux, Arlington Park : c'était une banlieue, une sorte d'énorme village, en réalité et pourtant, même ici, la force de la vie se manifestait puissamment, distribuant ses dures réalités, ses dimensions irrépressibles, universelles..."
Je trouve que j'ai bien du mérite à lire ça.
Au moins devant "Desperate Housewives", je peux repasser...
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