05/12/2007
Le monde du silence
Mon quartier est animé, trop certains soirs, mais le quartier de l'Ours est sinistre.
La Merveille vient de s'endormir, c'est son heure, je suis seule avec elle et l'immeuble est vide.
Pas un son, on n'entend au loin que le bruit du PC (qui ramait en cadence).
Les téléphones sont éteints, la lumière est tamisée et, comme un bonheur parfait n'existe pas, l'animation de ma rue me manquerait presque.
Le plus surprenant c'est que l'immeuble de l'Ours est plus impressionnant que le mien, qu'il possède trois escaliers et je ne vois aucune lumière, ni sur cour, ni sur le jardin. Même la loge de la gardienne est vide.
Chaque jour, je me plains de l'animation de mon quartier populaire et là dans ce coin bourgeois de Paris, mon quartier de naissance, celui du Monoprix de mon enfance, j'attends la relève pour retrouver le bruit.
Je suis parfaitement capable demain de râler comme une perdue si, comme l'autre soir, un "sirop cognac" crie à la terre entière qu'il a "une grosse b..." et que toujours charmante, je lui réponds qu'il a surtout "une grande g.."
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