25/06/2007
La mauvaise éducation
Lorsque je regarde par la fenêtre, je vois cette maison, je la vois mieux, je ne suis pas très douée pour prendre des photos, c'est une maison très agréable, classée, et la propriétaire délicieuse puisque toujours absente.
Je dors mal en ce moment; je me réveille souvent la nuit et quelquefois je n'arrive pas à me rendormir. L'autre nuit, je finis par me lever, j'allais rêveiller le bibelot, qui lui dort du sommeil du juste.
J'entends parler, je me mets à la fenêtre dans le noir et je regarde, quatre jeunes gens, des bières à la main, discutent, ils ne sont manifestement pas du quartier, ils sortent de la Flèche d'Or, ils sont ronds comme des queues de pelles, saouls comme des bourriques et ils continuent à s'arzouiller.
Je rêvasse, je vois un jeune s'éloigner, à peine, sortir péniblement son pénis et s'apprêter à se soulager contre le mur de la jolie maison.
Je l'interpelle, le jeune homme saisi s'arrête, l'engin à la main, je lui demande s'il trouve normal d'uriner contre le mur d'une maison.
J'obtiens cette réponse superbe "C'est un quartier populaire", j'ai tendance à sauter vite aux conclusions, ce jeune homme s'accorde le droit de pisser dans une petite rue charmante du 20ème arrondissement parce que le 20ème arrondissement est un quartier vivant, un quartier populaire, justement plein de charme et trop bruyant grâce à cette mixité.
Donc, ce garçon qui pitanche le samedi soir, n'aurait pas sorti sa bite s'il s'était trouvé devant le Dôme dans le 17ème arrondissemnt, qui n'a rien de populaire mais qui est tout aussi bruyant ?
09:05 | Lien permanent | Commentaires (28)

