29/05/2007
Comment passer à côté de Hopper


On compare souvent Hopper et Rockwell, on parle de mélancolie à leur sujet. Je ne suis pas tout à fait d'accord, Rockwell est le peintre des petites villes américaines, l'homme du quotidien, Hopper parle de solitude, ses femmes sont seules dans les bars, au bord de la plage, à l'hôtel.
J'aime les deux, je n'ai pas le souvenir d'avoir cherché à aller voir une exposition de Rockwell, il est plus connu pour ses illustrations, en revanche, j'ai passé mon temps à poursuivre Hopper et à ne jamais le rattraper.
Je suis allée à Bruxelles pour admirer une exposition de ses dessins, je suis arrivée au moment où le musée fermait ses portes et c'était le dernier jour.
Je suis allée le voir au Musée Américain de Giverny, une déception, je ne l'ai pas reconnu, c'était le Hopper de Paris, c'était ses débuts, c'était gris, ça parlait déja de solitude, celle des grandes villes, la solitude d'un homme dans une ville inconnue, c'était son Paris, pas le mien.
Je ne suis pas allée le voir à la Tate en 2004, comme d'habitude, j'ai laissé filé le temps et je me suis réveillée trop tard.
J'ai toujours envie de m'enfuir avec un tableau lorsque je l'aime. Je veux celui là. Devinez lequel ?
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