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11/12/2006

Pendant mes insomnies

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Cette nuit, réveillée par le silence, pour une fois ma rue était calme, j'essayais de chasser mes idées noires.

L'homme me parle parfois de son rein, celui qui lui reste, il le sent me dit-il, il ne le fait pas souffrir mais il sent sa présence.

Hier, nous attentions Milky pour aller voir l'exposition de photos de Roman Vishniac, cet homme d'abord biologiste, refusé au doctorat en raison de son judaïsme, qui décide face à la montée du nazisme, de témoigner du monde juif par la photographie, son livre s'appelle "Un monde disparu".

C'est une exposition très émouvante, effectivement, ce monde n'existe maintenant que par ses photos.

Donc, en attendant Milky, l'homme parle de son rein, celui qui lui reste, celui qui à un kyste (sans importance a dit le chirurgien) alors pourquoi lui en parler, c'est déja assez de supporter l'ablation d'un rein s'il faut en plus s'inquiéter pour l'autre !

Hier, je lui propose d'avancer ses examens de contrôle mais l'homme est têtu, l'homme affirme que 3 semaines ne changeront rien à l'affaire, je pense bien entendu le contraire, se faire rassurer, ça vaut bien d'avancer un scanner, non ?

Ce matin, j'ai refusé d'aller visiter un appartement avec Madame de, j'ai la certitude que sa recherche, si elle cherche vraiment, restera infructrueuse, j'ai d'autres chats à fouetter que de supporter, en prime, sa mauvaise humeur lorsque je lui mets le nez dans ses contradictions.

C'est vraiment difficile de donner dans la légéreté lorsque la vie ne fait pas de cadeau !