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06/12/2006

Solitude

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Il faut bien l'avouer, j'ai perdu l'habitude d'être seule, le bibelot, depuis son opération, passait souvent ses journées avec moi, il partait quelques jours au pays des cigogne, j'appréciais ma solitude et hop là, il était de retour, plus d'annonce : "Je pars 3 jours" et finalement, j'y passe un mois, j'avais le bibelot tout à moi.

Le bibelot est frileux mais cette année, il n'avait pas d'excuse pour refuser les promenades, les musées, le Père Lachaise, cher au coeur de Madame de.. et les pauses dans les cafés, j'avais pris goût à la cuisine de l'homme, bon l'apprentissage n'était pas terminé, il n'était pas encore capable de se servir de la machine à laver ni du fer à repasser mais j'avais bon espoir.

Nous avions simplement oublié une chose, on ne vit pas de l'air du temps même si l'ablation d'un rein, le mot et la chose n'ont rien de particulièrement réjouissant, fait que le travail devient secondaire, on doit travailler pour vivre et ne pas vivre pour travailler.

Le bibelot aurait bien continué à travailler à son rythme, un soupçon de nonchalance, un coup de cravache pour terminer à temps, des bagarres pour se faire payer et de nombreuses parties de cartes, manque de bol, le bibelot doit retourner au turbin, au boulot, se faire suer, gagner sa croûte à la sueur de son front, faire acte de présence.

Ce matin, le réveil a sonné et l'homme est parti, il ne rentrera que ce soir, Balagan et moi errons comme des âmes en peine.

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.