03/12/2006
Drey Tekhterl
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Je n'ai pas trois filles, je suis mère d'un fils unique, c'est difficile à porter d'être enfant unique, un enfant unique subit les bonnes intentions de ses parents, on veut le meilleur pour lui et comme tout le monde, on se plante.
Un fils unique doit, en plus, couper le cordon avec sa mère, pour pouvoir aimer ailleurs, mon fils n'a pas coupé le cordon, il l'a tranché !
L'homme et moi, nous nous sommes aperçus que nous passions plus de temps avec Milky qu'avec l'Ours et JJF, nous sommes fatalistes, avons nous le choix ?
Hier soir, l'homme appelle son fils, je me demande à quoi servent les portables, les leurs sont souvent fermés et son téléphone par internet fonctionne par intermittence, il vit dans un arrondissement parisien champion pour les pannes, le père réussit à avoir son fils et lui propose de venir déjeuner aujourd'hui, l'homme se fait envoyer dans le mur, l'Ours est fatigué, JJF aussi !
Comme en ce moment j'écoute des chansons Yiddish, je vous livre la traduction du dernier couplet
Alors, jouez, l'orchestre ! Arrachez nous des larmes ! Le dernier petit lit, aujourd'hui, restera vide...
Toute la chambre, sa penderie...
Hélas... Quel vide...quelle peur.
Si nous mourions brusquement, je me demande parfois. Au bout de combien de jours serions nous découverts ?
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