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20/10/2006

La dame aux camélias

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Flaubert disait : "Madame Bovary, c'est moi", en ce moment, je dirai plutôt : "la Dame aux Camélias, c'est moi".

Hier soir JJF et l'Ours sont venus dîner, le ventre de JJF s'arrondit doucement, la fatigue s'installe, les 35 heures, elle connaît pas, elle s'endort dès qu'elle se pose sur un canapé mais n'arrive pas à dormir la nuit.

Après leur départ, j'ai rangé vaguement, et hop dans mon lit avec mon petit livre, le bibelot s'est endormi rapidement, j'ai commencé à piquer du nez sur mon livre et j'ai éteint la lumière.

Je ne fais pas comme Proust, qui tartine 37 pages sur sa rapidité à s'endormir, j'ai commencé à tousser, une petite toux sèche d'asthmatique, dès que je fermais l'oeil, calée par mes trois oreillers, quinte de toux. Ce matin, la levée du corps a été difficile et ma cervelle fait grève.

Heureusement, aujourd'hui, je n'ai rien prévu, pas de visite d'appartements avec Madame de, pas de paperasses à déposer aux quatre coins de Paris, pas de peinture, rien, nada, klum, nothing, niente, walou.

Et ce rien me convient tout à fait, sauf si je continue à respirer par coeur et que je me décide à aller, de nouveau, consulter.