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15/10/2006

Envie d'un dimanche calme

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L'homme et moi sommes, dans l'ensemble, plutôt d'un naturel sociable, je ne suis pas encore réconciliée avec ma soeur, et plus le temps passe, plus la réconciliation va être difficile.

J'ai parfois envie de passer une journée sans obligation, pas de visite d'appartement, pas de musée, pas de cinéma, juste la routine et finir la peinture mais j'ai reçu un appel téléphonique, ma voisine israélienne est à Paris.

La dernière fois, l'homme était plus souvent à l'hôpital que chez nous.
Je n'avais pas envie d'en parler à ma voisine israélienne , son français est laborieux, mon hébreu scolaire s'éloigne, j'ai laissé passer sa visite avec une petite pointe de culpabilité...

Aujourd'hui, j'ai envie de rester avec l'homme, de peindre les toilettes, c'est pas long c'est juste pas pratique, de repasser un peu, de profiter d'un dimanche ordinaire mais voilà, ma voisine israélienne est à Paris, elle a envie de me voir, de voir Madame de.

Ma voisine israélienne, qui a vécu à Paris, ne sait pas lire le français, je ne sais pas bien lire l'hébreu, je sais comment font les analphabètes pour utiliser les transports en commun; en Israël, j'avais des points de repère, je savais que si j'apercevais le mur jaune d'un lycée, je devais descendre à la prochaine station.

Elle, ma voisine israélienne, sait venir jusqu'à Nation, elle ne sait pas changer à Nation, elle ne sait pas prendre une correspondance, je dois donc la récupérer à Nation, lui préparer un goûter, entretenir une conversation , faire venir Madame de, et me retrouver ce soir devant "FBI portés disparus" le cerveau vide.

Le téléphone me nargue, le remords me guette.

Vais je réussir à déplacer ce rendez vous ?