13/10/2006
Le Coeur des hommes
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Ne vous sauvez pas, je ne vais pas faire une note larmoyante sur le coeur des hommes, ce petit coeur qui bat la chamade sous le marcel de l'ivrogne du quartier, que nenni, je vais vous parler de la suite d'un film que je n'ai pas vu, que je ne sais même pas de quoi il cause.
Hier, je suis partie boire un café chez l'ours.
Après avoir examiné la couche de poils de chat autour de son bureau, j'ai jugé plus sage d'aller boire ce café en terrasse, de plus, l'ours et moi adorons regarder les passants qui passent :
- Môman, regarde celle là, elle est laide qu'elle en peut plus.
Souvent, je la trouve plutôt mignonne et j'ai droit à une phrase lapidaire:
- Toi Môman, tu trouves tout le monde beau.
C'est totalement injuste, j'ai la langue pointue mais moins que mon fils, c'est tout !
L'Ours remonte chez lui, j'ai l'oeil attiré par un grand panneau qui brille, mon côté badaud prend immédiatement le dessus, je vais voir. J'adore les gens de cinéma, pour faire un tout petit truc, ça prend des heures, on chouchoute le metteur en scène, on lui essuie le front, on lui apporte un café, pendant qu'il réfléchit sur un truc important et pendant ce temps là, le micro emmailloté se balade au dessus de ta tête pendant que tu descends la rue, même que tu te demandes : "Combien tu vas toucher si jamais il te tombe dessus ? ".
L'équipe a barré la rue, une scène se prépare, une bonne vingtaine de quidam regardent, c'est un quartier chic, vingt c'est déja beaucoup, j'entends "Silence ! Moteur ! " , on tourne...
Je vois descendre trois nains, très droits, faut bien ça, ils marchent de front, je reconnais Gérard Darmon, Bernard Campan et Marc Lavoine, le regard martial, l'oeil vif, ça c'est de la licence poétique, je suis myope, ils rentrent dans un café.
- Coupez, on la refait.
Je décide que j'en ai assez vu, je repars prendre mon métro, le sourire aux lèvres, pourquoi les acteurs sont-ils aussi petits ?
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