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21/09/2006

Le principe de précaution

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Depuis que nous sommes des clients et non plus des patients, quoique... Il faut parfois être patient pour obtenir un rendez vous avec un médecin.

Depuis que les media jouent à nous faire peur en parlant de maladie de la vache folle, de grippe aviaire, de moustiques meurtriers, nous passons notre temps à être "sous le choc" et les cellules de soutien se multiplient.

Pendant que nous nous regardons le nombril, pour voir s'il est à la bonne place, l'Etat fait ses petites affaires, juge insalubre un immeuble parisien de 1609 qui avait la chance d'avoir gardé même son escalier et ses portes d'origine, fait tourner les charters et nous fait prendre des vessies pour des lanternes.

Au nom du "fâcheux" principe de précaution, le chirurgien s'est senti obligé de prévenir l'homme qu'il avait un kyste à son rein survivant. Pourquoi le lui dire, puisque ce même chirurgien a précisé que c'était bénin et sans aucune importance ?

L'ours et la JJF sont jeunes, ils sont en bonne santé et pourtant, la JJF est sortie du cabinet médical avec une batterie d'examens à subir dont un sur la recherche de la trisomie 21 , je sais me direz-vous, mieux vaut trop de précautions que pas assez !

Mais finalement, nous vivons dans un pays où globalement l'obésité, le diabète, le cancer explosent, où les maladies orphelines deviennent courantes, où un laboratoire médical décide d'arrêter la fabrication d'un médicament jugé trop peu rentable, il est certainement très satisfait le gamin de 18 ans qui ne fêtera pas ses 19 ans à cause de la rapacité de certains.

Paradoxe d'une Europe vieillissante ? Ou rapacité de certains patrons ?