27/05/2006
J'efface

Cette nuit, je me suis réveillée, je n'ai pas vu l'homme qui dormait à côté de moi, je ne sais pas, je ne sais plus, je devais dormir à moitié, je me suis levée, j'ai cherché, j'ai vu sa veste jetée sur une chaise, je suis repartie dans la chambre et là, j'ai vu, il dormait du sommeil du juste, Balagan contre lui.
Et j'ai continué à effacer mon blog sur 20six, sans relire ou si peu.
J'avais déja tellement effacé que je n'ai pas vu cette note sur Carver, un écrivain que j'adore, "Les vitamines du bonheur", des vies ratées, des vies qu'on efface en posant ses affaires sur le trottoir, prendre sa voture, aller s'installer ailleurs et recommencer les mêmes erreurs.
Je n'ai pas trouvé "Les 3 roses jaunes", je n'ai pas relu la mort de Tchekov, il fuit cette mort qui approche et finit par mourir sur le quai d'une gare.
Je n'ai pas relu ces notes, je sais que je n'ai pas raconté ni mes peurs, ni mes fuites.
En fait, un blog n'est pas un journal intime, surtout lorsqu'il est lu par des proches, un blog c'est un jeu de dupes, un trompe l'oeil, une silhouette quelques indices pour mieux se cacher derrière des livres, des expositions, des films et d'anciens paysages.
J'efface...
10:08 | Lien permanent | Commentaires (29)

