09/05/2006
Baisse de règime

Depuis le 3 mars, date que je ne risque pas d'oublier, j'ai couru le sourire aux lèvres, j'ai vécu comme si rien n'était ou presque.
J'ai accepté, avais-je le choix les délires de l'homme sous morphine (rester debout à côté de lui, pendant qu'il tenait son sac contre son coeur, couché sur son imperméable dont je tairai la marque, de peur d'avoir un procès de cette marque réputée pour son bon goût).
J'ai attendu avec lui des résultats d'examens en faisant semblant de lire et de n'avoir aucune inquiétude.
J'ai porté et je porte encore les sacs de litière de Balagan, c'est de ma faute, je viens seulement de penser qu'il est facile de se faire livrer.
J'ai été forte ou inconscience, certainement les deux.
Et maintenant que l'homme va mieux, qu'il recommence à travailler, qu'il est de moins en moins fatiguée, j'accuse le coup, parler de déprime, c'est un bien grand mot.
Je suis en baisse de régime et je ne vois pas la vie en rose même lorsqu'il me dit des mots d'amour.
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