05/05/2006
Des nouvelles de l'éreinté, d'un blogueur et autres plaisirs minuscules

Hier nous avions RV pour déjeuner avec un jeune blogueur vagabond (il a été convenable, il a transmis à l'homme les baisers des filles du Sud), j'avais également rendez-vous avec une amie, non, pas Madame de.., une autre !.
L'homme, fidèle à l'image qu'il se fait de lui, opéré le 12 sorti le 17 de l'hôpital, se croit en pleine forme, il déjeûne avec nous -il est vrai que déjeûner au restaurant ne lui coûte pas- remonte à l'appartement, pour travailler dit-il, pour dormir un peu, je suppose.
Au bout d'un moment, l'homme se met à la fenêtre, voit que nous étions toujours en train de bavarder, descend et décide de se joindre à nous pour la traversée du Père Lachaise, je dois aimer vivre dangereusement, j'ai toujours ma paupiette de veau sur la paupière mais prudente, j'ai des lunettes de soleil.
Pour ceux qui ne connaissent pas le Père Lachaise, ça grimpe, ça joue des tours, ça serpente, ça embaume le lilas, les abeilles butinent, les gisants se lutinent, une main sculptée sort d'un tombeau et la présence policière et touristique trop voyante pour que je me livre à mon plaisir coupable, cueillir du lilas (les roses sont trop ouvertes).
Nous parlons de tout, de rien, du procès que David, un jeune avocat pénaliste a gagné -deux jeunes femmes réduites en esclavage par une autre femme, maltraitées, affamées et subissant des sévices sexuels que je n'ai pas envie de rapporter ici-.
La journée passe très vite, trop vite, l'amie reste à dîner, la table n'est pas encore débarrassée, que Superman dort sur le canapé.
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