Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/04/2006

Heure bleue et son homme



L'hôpital a lâché l'homme dans la nature hier, un lundi de Paques, dans un Paris désert, avec comme consigne de trouver une infirmière, c'est fait, j'ai même eu la chance d'en trouver une charmante hier, qui est venue faire la première piqure ce matin et qui veut bien se charger du pansement à retirer dans deux jours.

Elle lui fera également les deux prises de sang pour éviter que les anti-coagulants lui fassent tomber ses plaquettes et se chargera également de la vérification car je n'ai pas réussi à trouver un généraliste présent dans mon quartier.

L'homme doit récupérer, il est dans sa chambre en train de lire Gaston Lagaffe, en fait, il dort avec Balagan, et moi, je cours, je fais les courses (l'homme d'habitude s'en charge), je dois penser à me faire livrer, je cuisine, l'homme a faim, il a été privé de nourriture pendant presque tout son séjour, court, trop court mais il fallait faire de la place pour les nouveaux arrivants, à l'hôpital on opére à la chaine.

Au suivant, au suivant.

Jolie jeune fille est malade, une infection rénale, la fièvre ne tombe pas, l'ours téléphone, travaille et s'occupe de sa Dulcinée, la mère et le fils, chacun dans un arrondissement différent, dorlotent.

Le 5 mai, l'homme a RV avec son chirurgien, il doit passer avant un dernier examen, je croise les doigts et après il sera surveillé pendant 10 ans.

Si, je vous dis que je suis fatiguée, que la machine à laver tourne, que le chiffon à poussière remue, que je n'ai même pas penser à m'acheter un bouquet de fleurs, que mes jardinières font la gueule, vous me comprendrez