17/03/2006
Les mots pour le dire
Ce n'est pas vrai que j'ai le clavier paresseux, les mots me viennent aisément mais je n'ai pas envie de les écrire.
Ce blog a toujours été une version expurgée de la vie, la mienne et celle des miens, j'écris rarement sur mes difficultés, j'ai la pudeur du clavier, je ne l'ai pas forcèment dans la vie.
Je ne crois pas avoir écrit que j'ai recommencé à zéro à l'âge où certains commencent à profiter de la vie, heureusement, j'avais bien profité avant, je n'ai pas écrit la difficulté de se loger lorsqu'on est un français qui a vécu à l'étranger et qui revient les poches vides. J'ai même lu, sur le net, on trouve tout sur le net, que la débacle financière avait été programmée par les employeurs israéliens de l'homme en juillet 2001, pendant que nous vivions dans l'insouciance, sa pelote était en train de grossir celles des autres, l'être humain n'est pas toujours un animal agréable, il ne tue pas pour se nourrir, non il en veut plus, plus d'argent, plus de pouvoir.
Je n'ai pas envie de m'étendre non plus sur mon attente, celle du scanner, celle du RV et puis après celle du verdict, la vie n'est pas un long fleuve tranquille, si elle nous fait des cadeaux, un jour ou l'autre, elle présente la facture.
Je sais, il m'arrive de lire à travers les lignes, que vos vies ne sont pas toujours faciles, que vous ne dites pas toujours ce qui vous touche profondèment.
Je suis comme vous, j'ai mes cadavres, pas toujours exquis, dans mon armoire.
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