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23/02/2006

L'objet de mon affection



Avec un programme comme celui d'hier, je pense avoir été plus paresseuse encore que prévu, difficile de raconter des anecdoctes palpitantes.

Hier soir, j'avais un invité, même pas surprise, j'ai préparé le repas au dernier moment (enfin c'est surtout l'homme mais j'ai supervisé), c'était bon, donc un peu léger. Depuis que nous ne sommes plus que deux, le sens des proportions m'échappe.

Balagan, l'objet de mon affection, chatte voyageuse, a aimé vivre en Israël et pour cause, elle est née là-bas, je m'en excuse auprès de mes lecteurs belges, elle a détesté Bruxelles (sauf la salle de bains, elle passait des heures dans un placard) et disparaisait au moindre coup de sonnette.

La bestiole déracinée est arrivée sur Paris, la ville lumière lui a plu, elle a choisi la liberté deux fois, pour aller visiter les jardins avoisinants, elle faisait la fête à toutes les personnes qu'elle avait connues en Israël, un certain nombre, j'ai parfois l'impression d'avoir fait "guide touristique" pendant 4 ans.

Elle restait pourtant méfiante devant les têtes inconnues, crainte du vétérinaire, ça sentait pas bon comme là-bas, Balagan pouvait passer pour une chatte bien élevée pour les visiteurs, hier soir, je recevais le mari d'une amie, interphone, Balagan part tranquillement et revient aussitôt voir la tête de l'inconnu, elle accepte même une caresse.

Le mythe de la chatte bien élevée a disparu pendant le repas, elle a squatté les genoux de l'invité (qui avec une grande amabilité remettait la chose à sa place, sur le sol). Je ne sais toujours pas, si elle est tombait sous le charme de mon visiteur, ou si le fumet de mon filet mignon lui alléchait les babines.

Balagan, rappelle toi, tu es une petite chatte juive, le filet mignon, ce n'est pas casher !