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22/11/2018

Je ne suis qu'un cerveau !

rmi,cardiologue,scanner ?

J'ai enfin reçu mes résultats.
Le compte-rendu confirme tout ce que je n'ai pas.
Il ajoute que j'ai un segment de nerf optique qui part à droite !
C'est bien la première fois que quelque chose part à droite chez moi.
En principe, c'est mon côté gauche qui se déglingue, comme chez les socialistes...

Ce charmant radiologue qui pourrait être mon fils, préconise un "angioscanner" alors que le "robot" veut me faire rencontrer un cardiologue.
Tout cela en urgence...
Tout à leurs préparatifs de vacances d'hiver ils ont tous oublié que nous sommes presque au mois de décembre et que tous ces braves gens qui travaillent beaucoup et pratiquent tous le dépassement d'honoraires partiront bientôt en vacances chercher le soleil ou la neige.

Je navigue à vue entre fatalisme et hausses de tension.

Vous mettre entre les mains d'un spécialiste vous transforme en une chose étrange.
Vous n'êtes plus un être humain.
Pour mon compte, je ne suis plus qu'un véhicule, une machine qui ne sert qu'à apporter un cerveau et un œil chez l'une ou l'autre de ces spécialistes...

19/11/2018

La jalousie.

lakevio.jpg

Incipit... Excipit

D'un texte à l'autre.

 

1) Commencez impérativement votre devoir par la phrase suivante : "Voici l'heure où commence l'histoire de Germaine Malorthy, du bourg de Terninques, en Artois."(emprunt à Georges, sous le soleil de Satan).

 

2) Terminez impérativement par la phrase suivante : "La nuit noire et le bruit assourdissant des criquets s'étendent de nouveau, maintenant, sur le jardin et la terrasse, tout autour de la maison." (emprunt à Alain et sa jalousie).

Entre les deux, casez ce que vous voulez.

Voici l'heure où commence l'histoire de Germaine Malorthy du bourg de Terninques en Artois.
A voir Germaine, on n'aurait jamais pensé ça...
Elle détestait son prénom et maudissait sa grand' tante qui avait promis son héritage à ses parents si on donnait son prénom à la première fille née.
Sacrée Germaine ! 
Au bureau, elle se faisait appeler Louise.
Le soir, elle s'appelait "Jeanne", elle trouvait que son rôle de dominatrice couchait bien avec ce nom.

Le soir, Germaine se transformait donc en "Jeanne".
Depuis qu'elle en avait croisé, elle aimait dominer les hommes de pouvoir.
Les hommes de pouvoir avaient leurs faiblesses.
Ils aimaient se faire donner des coups par une faible femme, eux qui passaient leur temps à prendre des décisions impopulaires.

Recevoir le fouet de cette jeune femme, satisfaire ses caprices, obéir, se soumettre était un avant goût du paradis pour eux.

Tout le monde était satisfait.
Jeanne regardait son bas de laine grossir.
Elle tenait son sens de l'économie de sa grand' tante Germaine et les puissants du monde l'y aidaient.
La chose aurait pu durer encore des années si 
Germaine, Louise ou Jeanne n'avait rencontré l'Amour.
A son tour elle était devenue une chose entre les mains de cet homme envoûtant et dominateur.

Alors elle est là, elle attend. La nuit noire et le bruit assourdissant des criquets s'étendent de nouveau, maintenant, sur le jardin et la terrasse, tout autour de la maison.