12/12/2016
Une passion.

Voilà...
C'est la première fois que je reviens dans ton atelier depuis notre séparation.
J'ai appris ta mort brutale en écoutant les informations.
J'avais toujours gardé une clef, même après notre rupture.
Enfin après "ma" rupture puisque c'est moi qui t'ai quitté.
Le temps a passé.
Je me suis mariée.
J'ai eu des enfants.
Tu étais tout de même resté un souvenir vivace dans ma mémoire.
En entrant dans ton atelier, toutes ces images anciennes me sont revenues.
Notre truc ce n'était pas de l'amour, non.
C'était une passion dévorante, d'autant plus forte qu'elle était interdite.
Tu voulais devenir un grand peintre, tu as réussi.
Je voulais vivre une vie à l'écart du cirque médiatique, j'ai réussi.
Je regarde ton atelier.
Il n'a pas changé mais je n'y retrouve pas l'ancienne magie.
Je pose la clef.
Je claque la porte.
Je retourne à la vraie vie.
Et puis, je ne regarderai pas tes funérailles à la télévision.
Ça agacerait mon mari...
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