26/05/2007
la mer rouge était bleue

La mer Rouge était bleue, devant moi marchait le Bibelot. Il avait un joli nom mon guide, le Bibelot .
Eilat dormait encore, Eilat, c'est Sarcelles-sur-mer, les hôtels de luxe en plus, la chaleur écrasante, il fait plus chaud qu'à Tel Aviv.
Vous êtes arrivés au bout d'Israël, en face le port d'Aqaba et de l'autre côté le Sinaï.
Nous étions venus à Eilat pour passer en Jordanie, aller sur les traces des Aventuriers de l'Arche Perdue, Pétra. En fait nous allions voir les traces des Nabatéens, une civilisation de service d'ordre, ils protègaient les caravanes contre les bandits moyennant finance, ils avaient des forteresses le long de la route commerciale principale du Moyen Orient, rêvez un instant, vous êtes sur la route de la soie.
En ce qui me concerne, je venais sur les traces de ce grand bandit d'Henri de Monfreid, trafiquant d'armes, écrivain menteur (un pléonasme), j'ai toujours aimé suivre mes écrivains à la trace.
Enfant, j'étais Anne Frank, je suis allée à Amsterdam pour visiter sa maison et regarder l'arbre qu'elle voyait de sa lucarne , arbre protégé de la pollution, à prix d'or, par les Hollandais.
Il m'arrive d'aller chez Angélina, anciennement Rumpelmeyer, uniquement parce que je rencontrais ce nom dans des livres et pourtant je n'aime pas ce salon de thé, les serveuses centenaires, sont les plus grincheuses de la Place de Paris.
Je suis allée souvent à Londres sur les traces de Dickens mais je n'ai jamais trouvé la maison de Freud, je rêve de voir son divan, un jour j'irai à Vienne pour rencontrer Zweig.
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