15/04/2007
Vivre indignée
Hier, après un long périple dans Paris, l'achat de deux gros bracelets noir et blanc, très années 60, nous sommes partis voir la Merveille.
Elle a déjà tout compris, elle pleure et hop, elle passe de bras en bras, son père et sa mère sont en admiration devant elle, les grands parents sont gâteux, c'est déjà un fameux petit tyran, elle a vraiment de la chance.
Pendant ce temps-là, la météo est devenue folle, c'est l'été à Paris, il a neigé à Jérusalem au mois de mars, les volcans reprennent du service, la banquise fond, les phoques meurent de faim, enfin ceux que les chasseurs épargnent.
L'eau potable commence à manquer, les nappes sont polluées, les espèces disparaissent, les nantis de la Côte d'Azur râlent, ils ne peuvent plus changer l'eau de leur piscine.
Et chacun continue à vivre de la même façon, moi la première, j'ai l'impression de faire beaucoup parce que je ferme le robinet lorsque je me lave les dents et que ma machine à laver est écologique, foutaises!
Demain ou après demain, quel monde laisserons nous aux enfants de nos enfants ?
Pendant que nous discutons sur le sexe des anges, les 3/4 de la planète crèvent de faim, les abrutis continuent à parader en 4x4 dans les villes, nous mangeons des poissons qui font crever les autres espèces, perche du Nil, panga, tilapia.
Nous payons 3€, sans même sourciller, une petite brioche, nous ne sommes mêmes pas surpris de retrouver à l'autre bout de la planète un McDo.
Finalement, l'homme n'a qu'un prédateur, son voisin !
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