01/06/2006
Solde débiteur !
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Pendant nos années fastes, qui ont duré un certain temps, ma belle-mère trouvait que nous dépensions trop d'argent, c'était notre argent mais elle était d'une génération qui ne jetait pas l'argent par les fenêtres.
Porté par la vague des départs et des retours, nous avons connu des périodes impécunieuses et d'autres qui ne l'étaient pas du tout, je ne regrette rien, ce qui est pris n'est plus à prendre.
Mais, il y a toujours un mais avec l'argent, le fric, le flouze, l'artiche, les kessefs, la monnaie, l'avoine, les maravedis, arrive un moment crucial dans la vie d'une femme, le manque de pépètes.
L'homme travaille pour lui, c'est pas un choix mais une nécessité, lorsqu'il est rentré, la foule des employeurs potentiels ne faisait pas la queue, alors il a créé son emploi, sauf que lorsque vous vous payez en plus une maladie grave, même si vous reprenez le travail trop tôt, vous ne touchez pas de salaire pendant que vous essayez péniblement de récupèrer votre cerveau qui cherche à éliminer l'anesthesie et la morphine.
Les comptes sont sans appel, les débits sont plus importants que le crédit, je crains fort, à moins d'un miracle de dernière minute d'être encore privée de vacances cette année.
Plaie d'argent n'est pas mortelle, qu'on m'amène le con qui a pondu ça, que je le trucide de mes blanches mains.
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