Il me reste mon portrait
09/09/2019
Je regarde le tableau.
Je suis dubitative.
C'est comme ça qu'il me voit...
C'est vrai, je suis toujours hésitante.
Lorsqu'il a demandé à faire mon portrait, j'ai dit "oui !" tout de suite.
Il me plaisait.
L'homme, pas le peintre.
Nous nous étions rencontrés dans un petit restaurant.
Un lieu très branché, "mi-gay mi-chou".
Ça sentait l'école de commerce.
Le concept avait été étudié. Et bien.
Le service était rapide, efficace et amical.
J'étais seule, lui aussi.
On nous avait placés à la même table.
Je n'ai pas ouvert mon livre, j'ai écouté.
J'ai accepté de poser pour lui.
Il avait un atelier Villa des Arts que la lumière inondait.
Il ne parlait plus, il travaillait, il était courtois mais distant.
Le dernier jour, alors qu'il dévoilait la toile, un homme est entré.
"Mon" peintre m'a présentée à son compagnon.
C'est toute juste si on ne m'a pas demandé un don d'ovule...

6 commentaires
Tu n'as vraiment pas de chance avec tes conquêtes.
Ça s'appelle "prendre une toile"...
"mi-gay mi-chou" tu m'as fait rire !
Ah ben c'est bien, au moins toi tu ne risquais pas de finir au lit avec lui !
Vivre avec un artiste, ce ne doit pas être simple ! ;)
Ca c'était inattendu ! Je n'ai rien vu venir malgré le mi-chou !
ils avaient déjà quelqu'un pour le don du ventre?
;-)
Comme Adrienne, je me demande pour la procréation comment ils vont faire, à mon avis il va falloir plus que le don d'ovule !
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