La maison au bord de la voie ferrée.
04/04/2016
Aujourd'hui, je suis la dernière occupante de la maison.
La maison qui donne sur la voie ferrée.
Je suis vieille et fatiguée et surtout je ne veux pas la vendre.
Je vis dans mes rêves.
Je revois la maison pleine d'enfants, de cavalcades dans les escaliers, de mon angoisse de les voir aller sur la voie ferrée.
Plus d'enfants maintenant, ils ont grandi.
La vie les a dispersés...
Alors, je m'installe dans le salon.
Je demande qu'on m'ouvre les lourds rideaux.
Je regarde passer les derniers trains.
Oui, on annonce la fermeture de la ligne...
Le jour où les trains ne passeront plus, que la nature reprendra ses droits, que la verdure commencera à envahir les voies, mon temps sur terre s'achèvera.

17 commentaires
Waouuuh ! heureusement que tu habites la ville, cette mort à petit feu dans la campagne est horrible ! je me demande si je ne vais pas aller finir mes jours à Paris... hihi !
Ta note est bien tristounette je trouve ..
Avec un petit air de vécu : les trains qui passent pas très loin...
Non Sophie, rien de personnel, ce tableau s'appelle "la maison à la voie ferrée', c'est le plus connu de Hopper.
Oui, je connais bien Hopper...
Mais Il n'empêche que ta note est -mais c'est un avis perso - trop bien dans le contexte,.
Je ne connaissais pas et je n'avais pas capté qu'au premier plan c'est une voie ferrée.... je ne comprenais pas pourquoi plusieurs versions font allusion au train....suis-je bête !! hi hi!!!
Bien vu. Attachement et solitude. Les souvenirs vifs et le temps qui passe...
Trop triste ton histoire...
Heureusement que tu ne vis pas dans la maison de Hopper...
dans Hopper il y a "hope" "espoir"...
Bref tu es partie très loin de la réalité, ton immeuble ne ressemble pas à
cette triste maison sur la voie ferrée... :-)
Triste, oui mais tellement réaliste. C'est un peu ça la vie, finalement...
Nous avons tous, à notre façon, capté tristesse et fin de règne.
je l'imagine bien, cette vieille dame toute seule dans cette maison. Comme ma voisine qui était professeur de piano. A-t-elle un piano, cette dame ?
Elle ne veut pas la vendre mais y sera peut-être obligée comme nous.
Comment ne pas se sentir concerné par ce récit ? Hélas.. (moi j'ai zappé la voie ferrée)
triste mais tellement possible ! Ton texte est terriblement réaliste, et comme toujours , tout est dit en peu de mot !
La vie en pente douce...
Que de souvenirs dans une telle maison ! Comment pourrait-elle vouloir la quitter ? Je souhaite que le dernier train ne passe pas encore maintenant.
Je sens là bien é la tristesse....
Pourtant elle est belle cette maison...
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